SÉMAPHORE

Intervention non planifiée

Dégât des eaux dans des locaux professionnels : que faire

Ce qu'il faut faire dans les dix premières minutes, ce qui se passe ensuite, combien de temps prend réellement un séchage, et ce que nous documentons pour votre déclaration.

Nous ne sommes ni assureur ni expert. Nous documentons, vous déclarez.

Les trois premières actions

  1. Coupez l'arrivée d'eau au robinet le plus proche, puis l'électricité de la zone touchée au tableau — pas l'inverse, et jamais en marchant dans l'eau si le tableau est dans la zone inondée.
  2. Photographiez avant de toucher quoi que ce soit : vue d'ensemble, point d'origine si visible, biens touchés, niveau atteint sur les murs. Ces images valent plus que toute description écrite au moment de la déclaration.
  3. Sortez de la zone ce qui peut l'être encore — documents, matériel électronique, marchandise — en surélevant plutôt qu'en déplaçant loin, puis appelez un prestataire d'assèchement et votre assureur.

Les premières mesures avant notre arrivée

Ce que vous faites pendant l'heure qui précède notre arrivée détermine une bonne partie de l'ampleur de la remise en état. Ces six gestes sont accessibles à n'importe qui, sans matériel.

  1. Couper l’eau

    Au robinet d'arrêt du local, ou à défaut au compteur général. Si vous ne trouvez pas le robinet, appelez le gardien ou le syndic avant de chercher plus longtemps.

  2. Couper l’électricité de la zone

    Au tableau, uniquement si vous pouvez l'atteindre sans traverser une zone inondée. Dans le cas contraire, n'entrez pas et faites intervenir un électricien ou les secours.

  3. Photographier

    Vue d'ensemble de chaque pièce touchée, point d'origine, niveau atteint sur les plinthes et les cloisons, biens endommagés en gros plan. Datez en photographiant une horloge ou en vérifiant que l'horodatage de votre téléphone est actif.

  4. Surélever plutôt que déplacer

    Cales, palettes, tréteaux. Déplacer du mobilier trempé dans une pièce sèche étend la zone à traiter et complique le séchage.

  5. Ouvrir si l’air extérieur est plus sec

    À Toulon, un jour de mistral, l'air extérieur est très sec et l'ouverture accélère nettement le séchage. Un jour d'épisode méditerranéen humide, elle ne sert à rien : gardez fermé et attendez la ventilation mécanique.

  6. Relever les compteurs

    Le relevé du compteur d'eau au moment de la découverte permet d'estimer le volume perdu. C'est une donnée que les assureurs demandent et que presque personne ne pense à noter.

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Ne jetez rien avant le passage de l’expertUn bien détruit et évacué est un bien qui n'a pas existé pour l'assurance. Photographiez, stockez à part, attendez.
  • Ne mettez pas le chauffage à fondChauffer un local saturé sans extraire l'humidité fait migrer l'eau dans les matériaux et favorise les moisissures. Il faut ventiler et déshumidifier, pas cuire.
  • N’utilisez pas d’aspirateur domestiqueUn aspirateur qui n'est pas conçu pour l'eau se détruit et peut provoquer un choc électrique. Le matériel d'aspiration d'eau est spécifique.

Notre intervention, heure par heure

Le déroulé ci-dessous correspond à un sinistre de taille moyenne — un local de 100 à 300 m² touché sur une partie de sa surface — signalé en heures ouvrées sur Toulon.

  1. H+0

    Appel

    Trois questions : où, quelle surface approximative, l'eau coule-t-elle encore. Nous décidons du départ sur ces trois réponses, pas sur un questionnaire long.

  2. H+0:10

    Consignes immédiates par téléphone

    Couper, sécuriser, photographier. Nous restons en ligne le temps qu'il faut pour que l'eau soit coupée : c'est la seule chose qui change vraiment l'ampleur des dégâts.

  3. H+2

    Arrivée

    État des lieux contradictoire avec vous, photos horodatées, relevé du niveau atteint, identification des matériaux touchés. Dix à quinze minutes avant de commencer à travailler.

  4. H+2:30

    Aspiration et évacuation

    Aspirateurs à eau, raclage, évacuation. C'est la phase la plus visible et la plus rapide : sur une surface moyenne, elle prend de deux à quatre heures.

  5. H+4

    Mise en place du séchage

    Ventilateurs de brassage et déshumidificateurs positionnés selon les matériaux et la configuration. Premier relevé d'humidité, qui sert de point de référence.

  6. J+1

    Contrôle et ajustement

    Relevé du taux d'humidité, repositionnement des appareils, retrait de ce qui est déjà sec. Un séchage se pilote, il ne se pose pas.

  7. J+3

    Nettoyage final et rapport

    Une fois les relevés stabilisés : nettoyage complet, désinfection si nécessaire, retrait du matériel, rapport d'intervention avec photos et courbe des relevés, transmis le jour même.

Le séchage : pourquoi trois jours et pas trois heures

L'eau visible est évacuée en quelques heures. Ce qui prend du temps, c'est l'eau absorbée par les matériaux : chape, plinthes, bas de cloison, isolant, bois. Un sol qui paraît sec au toucher peut contenir assez d'humidité pour faire décoller un revêtement trois semaines plus tard ou faire apparaître des moisissures derrière une plinthe.

Le séchage se mesure, il ne s'apprécie pas à l'œil. Nous relevons le taux d'humidité des matériaux à chaque passage et nous ne retirons le matériel que lorsque les valeurs sont stabilisées à un niveau normal, pas lorsque la surface semble sèche. Ces relevés figurent dans le rapport final, avec leurs dates.

Sur un sinistre moyen, comptez trois à cinq jours. Sur une chape épaisse ou un isolant en sous-face, cela peut aller à dix jours ou plus. Un prestataire qui annonce un séchage complet en vingt-quatre heures parle de la surface, pas de la structure — et c'est vous qui en verrez les conséquences plus tard.

Pendant cette période, les appareils tournent en continu et consomment. C'est une ligne de facturation à part, à la journée d'appareil, que nous annonçons dès le devis pour que la durée ne soit pas une surprise.

Ce que nous documentons pour vous

Un sinistre mal documenté se traduit par une indemnisation discutée. Voici ce que nous produisons systématiquement, sans que vous ayez à le demander.

Photos horodatées à l’arrivée

Avant tout début de travaux : vue d'ensemble par pièce, niveau atteint, biens touchés, point d'origine si visible.

État des lieux contradictoire

Établi avec vous ou votre représentant à l'arrivée, signé des deux côtés. C'est la pièce qui fixe l'étendue constatée.

Courbe des relevés d’humidité

Un relevé daté à chaque passage, par zone. Elle justifie la durée du séchage et donc la durée de facturation du matériel.

Rapport d’intervention

Chronologie, opérations réalisées, matériel employé et durée, photos avant et après. Transmis le jour de la fin d'intervention.

Ce que nous ne faisons pas

Une partie de ce qu'on attend d'un intervenant après un dégât des eaux ne relève pas de notre métier. Le dire évite des malentendus coûteux au moment de l'indemnisation.

Ce que nous faisons

  • Évacuer l'eau, sécher, nettoyer, désinfecter
  • Documenter par photos, relevés et rapport écrit
  • Vous indiquer les premières mesures par téléphone dès l'appel
  • Coordonner notre intervention avec le passage de votre expert

Ce que nous ne faisons pas

  • Réaliser l'expertise ou chiffrer le montant du sinistre
  • Négocier avec votre assureur ou vous représenter
  • Effectuer les travaux de reprise : plomberie, plâtrerie, peinture, revêtements
  • Décider de ce qui doit être jeté ou conservé

Comment se facture une intervention non planifiée

Trois lignes, pas une. Un forfait unique masquerait la durée du séchage, qui est la variable principale et celle que personne ne connaît le premier jour.

Forfait de déplacement et de mise en route180 à 260 € HTSelon la commune et la plage horaire. Comprend l'état des lieux et le premier relevé.
Heure d’agent38 à 62 € HTTarif de base en heures ouvrées, majoré en astreinte du soir et le dimanche.
Matériel de séchage18 à 32 € HT par appareil et par jourVentilateurs et déshumidificateurs. Facturé à la journée entamée, retiré dès les relevés stabilisés.

Ce qui n’est jamais facturé

  • Le conseil téléphonique au moment de l'appel, y compris si vous ne nous confiez pas l'intervention
  • Le temps passé à l'état des lieux contradictoire
  • L'établissement et l'envoi du rapport d'intervention
  • Un déplacement lorsque nous constatons sur place que l'intervention ne se justifie pas

Questions

À propos de : dégât des eaux

Le prestataire, si l'eau est encore présente. Chaque heure pendant laquelle l'eau stagne augmente la surface de matériaux imprégnés et donc le coût final, que l'assurance prendra en charge ou non. La déclaration à l'assureur peut se faire dans la foulée : le délai contractuel usuel est de cinq jours ouvrés, celui de l'assèchement se compte en heures.

Trois à cinq jours pour un sinistre moyen sur un sol courant, davantage sur une chape épaisse ou un isolant en sous-face — jusqu'à dix jours ou plus. La durée dépend des matériaux et se mesure au taux d'humidité, pas à l'aspect de la surface. Nous ne retirons le matériel que lorsque les relevés sont stabilisés.

Oui, et c'est même souhaitable : aucun assureur ne demande de laisser l'eau en place en attendant une visite. La condition est de documenter l'état initial avant de commencer, ce que nous faisons systématiquement par photos horodatées et par un état des lieux contradictoire signé.

Notre astreinte couvre tous les jours de 6 h à 22 h. Entre 22 h et 6 h, nous ne partons pas : nous prenons l'appel ou le message, nous donnons les consignes de coupure et de sécurisation, et nous partons à la première heure. Nous préférons annoncer une plage que nous tenons réellement plutôt qu'un « 24 h/24 » qui se traduit par un répondeur.

Les délais autour de vous

Trois secteurs, trois délais de mise en route. La table complète couvre les quinze communes et quartiers que nous desservons.

Voir les quinze secteurs
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