C'est le point sur lequel les attentes sont les plus éloignées de la réalité. Une fois l'eau évacuée et le sol essuyé, le local paraît sec. Il ne l'est pas, et ce décalage est à l'origine de la plupart des désordres constatés quelques semaines plus tard.
Où se trouve l’eau qui reste
Dans la chape, les bas de cloison, les plinthes, l'isolant, le bois. Ces matériaux absorbent et relâchent lentement. Un sol sec au toucher peut contenir assez d'humidité pour faire décoller un revêtement trois semaines plus tard, ou faire apparaître des moisissures derrière une plinthe qu'on n'a pas déposée.
Le séchage se mesure
Nous relevons le taux d'humidité des matériaux à chaque passage, par zone, et nous ne retirons le matériel que lorsque les valeurs sont stabilisées à un niveau normal — pas lorsque la surface semble sèche. Ces relevés datés figurent dans le rapport final. Ils justifient la durée, donc la facturation du matériel.
- Sinistre moyen sur sol courant : 3 à 5 jours
- Chape épaisse : 7 à 10 jours
- Isolant en sous-face ou cloison doublée : jusqu’à deux semaines
- Local fermé sans ventilation possible : ajoutez un tiers
Ce que cela implique sur la facture
Le matériel de séchage se facture à la journée d'appareil, entre 18 et 32 € HT selon le type. C'est une ligne à part, que nous annonçons dès le devis. Un prestataire qui vous propose un forfait unique tout compris avant de connaître la durée du séchage prend un risque — et il l'a nécessairement provisionné dans son prix.
Et si quelqu'un vous annonce un séchage complet en vingt-quatre heures, il parle de la surface, pas de la structure. C'est vous qui en verrez les conséquences, plusieurs semaines après son départ.