Sur nos interventions de l'an dernier, l'écart de coût entre deux sinistres de volume comparable s'expliquait dans la majorité des cas par une seule variable : le temps écoulé avant la coupure de l'eau. Pas la rapidité de notre arrivée, pas le matériel employé. La coupure.
Minute 1 à 2 — trouver le robinet
C'est le point de blocage réel. Dans un local professionnel, le robinet d'arrêt est rarement dans le champ de vision de celui qui découvre la fuite, et personne ne l'a cherché avant. Si vous ne le localisez pas en deux minutes, appelez le gardien, le syndic ou le propriétaire : l'appel coûte moins cher que la recherche.
Minute 2 à 3 — l’électricité, mais seulement si c’est sûr
Coupez au tableau uniquement si vous pouvez l'atteindre sans traverser une zone inondée. Si le tableau est dans l'eau, n'entrez pas. Aucun matériel, aucun stock et aucun document ne justifie ce risque, et un électricien ou les secours régleront le problème plus vite que vous.
Minute 3 à 5 — photographier
Vue d'ensemble de chaque pièce, point d'origine si visible, niveau atteint sur les plinthes, biens touchés en gros plan. Ces images ont plus de valeur que n'importe quelle description écrite au moment de la déclaration, et elles ne pourront plus être prises une fois que l'eau aura été évacuée.
Minute 5 à 6 — le relevé de compteur
Presque personne n'y pense, et l'information n'est plus récupérable ensuite. Le relevé au moment de la découverte, comparé au dernier relevé connu, permet d'estimer le volume perdu. Les assureurs le demandent régulièrement.
Le reste — surélever, ouvrir ou non selon l'humidité extérieure, ne rien jeter — peut attendre l'appel. Ces six minutes-là, non.
La fiche complète des premières mesuresNotre intervention heure par heure